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Culture et politique françaises ; une approche rapide



Voici un rapide panorama des grands moments littéraires constitués au fil des ans du XVIème au XXème siècle. Ceci est réalisé à partir de sources diverses du net dont je donne les sources en fin d’article.

XVIème siècle

1. Les débats d’idées

Conséquences des guerres de religion = réflexions théologiques = Les Tragiques d’Agrippa D’Aubigné = des réflexions philosophiques, sur la place de l’Homme dans l’univers, comme les "Essais", de Montaigne.

2. Le développement de la langue et de la poésie

Paris, dans le quartier Latin, des écrivains comme Dorat et Muret qui dispensent leur savoir à des jeunes étudiants passionnés, s’appliquent à bien connaître les textes antiques.

Etudiants = La Brigade, parmi eux, Ronsard et Du Bellay : ils traduisent les auteurs anciens, qui amènent des discussions et la réflexion sur le français naissant qu’il fallait construire. Ces écrivains-étudiants viennent à penser qu’il faut enrichir le français.

La Pléiade : groupe de sept écrivains composé de Ronsard, Du Bellay... Autour de Ronsard va se composer le groupe voulant enrichir la langue. Volonté de l’enrichir de manière littéraire, culturelle, poétique. Cela va aboutir à un texte rédigé par Du Bellay en 1539 = manifeste : "Défenses et illustrations de la langue française" : cette oeuvre veut montrer comment les auteurs de la Pléiade font pour refaire la langue française : recours aux mots anciens, dialectes composés (aigre-doux), techniques suffixées (ode, odelette) et des mots dérivés du latin et du grec.

3. L’humanisme

L’humanisme développe une nouvelle image de l’Homme, libre et épanouie physiquement et moralement. Il place l’homme au centre de sa réflexion et de son intérêt et il accorde une grande foi au progrès de l’Humanité.

Ces principes généraux sont :

- La référence à l’Antiquité prise comme modèle du "beau absolu".
- L’importance accordée à toutes les formes d’art et de savoir.
- L’importance accordée au corps et à l’hygiène.
- L’importance accordée à la nature.

Les principaux thèmes de réflexion des humanistes :

- Le rôle du souverain dans la Société (considéré comme le guide de son peuple).
- Réflexion sur l’enseignement et l’éducation (réfléchir par soi-même).
- Réflexion sur le développement de la langue française avec l’idée qu’une société moderne a besoin d’un langage adapté à son temps... unité linguistique.
- Place de Dieu par rapport à l’homme.
- Réflexion sur la beauté physique (signe divin).
- Réflexion sur le colonialisme et sur l’ethnocentrisme (particulièrement critiqué par Montaigne).

XVII ème siècle

La préciosité est une mode née en 1654 et qui régna quelques années dans les Salons parisiens ; ceux de Mlle de Scudéry, de Mlle de Sablé sont les plus célèbres. La préciosité est essentiellement constituée par des revendications féministes et modernistes et son extension dans la littérature française est liée à cette influence des Salons et des femmes. Il existe quatre formes de la Préciosité :

1. La Préciosité morale : droit pour la femme de disposer librement d’elle-même.

2.La Préciosité des manières : distinction inimitable, haine du pédant et du provincial.

3.La Préciosité du langage : correction et pureté, pensée d’un tour original, métaphores, périphrases...

4. La Préciosité du goût : mépris des Anciens, des bourgeois et des pédants, goût des questions psychologiques et morales.

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le conflit entre catholiques et protestants, la faiblesse du pouvoir royal, la découverte d’un univers dont l’homme n’est plus le centre favorisent une nouvelle sensibilité : le baroque. Face aux difficultés et incertitudes du temps, les auteurs et les artistes semblent trouver un nouveau sens dans la fantaisie et l’exubérance des formes. Le mot « baroque » vient en effet du portugais « barroco » qui désigne une pierre irrégulière. Aussi le baroque se traduit-il par l’absence de mesure, la multiplication des effets, la liberté et la virtuosité de l’invention.

Le classicisme désigne l’art et la littérature de la France à partir des années 1660, alors que Louis XIV est le monarque absolu du royaume. S’adressant d’abord à l’intelligence, figurant l’ordre, la raison et l’équilibre, le classicisme illustre parfaitement l’autorité du roi qui en fait la base d’un art officiel. Aujourd’hui sont « classiques » les œuvres jugées dignes d’être enseignées en classe. Le respect des règles héritées des Grecs et des Romains, l’économie des moyens, le caractère mesuré opposent les œuvres classiques aux œuvres baroques basées sur l’abondance et l’émotion.

XVIII ème siècle

Au XVIIIe siècle, le rationalisme des Lumières (les philosophes qui éclairent le monde) est un état d’esprit. Inspiré de la méthode scientifique, il cherche à découvrir la vérité derrière les préjugés. Les écrivains philosophes militent ainsi pour le triomphe de la raison, pour le triomphe des Lumières, contre l’autorité religieuse et politique, contre tous ceux qui cherchent à limiter les connaissances de l’homme et à empêcher l’exercice de l’esprit critique.

XIX ème siècle

Le romantisme est un large mouvement artistique européen de la première moitié du XIXe siècle. Alors que l’humanisme envisageait l’homme idéal, que le rationalisme poursuivait la connaissance objective du monde, le romantisme ouvre à la subjectivité, au lyrisme, à l’imagination et à l’exaltation des passions.

Essentiellement littéraire et pictural, le réalisme se développe dans la seconde moitié du XIXe siècle. L’ère industrielle et les valeurs, les comportements qu’imposent la bourgeoisie, les injustices, les malheurs qui pèsent sur les pauvres inspirent désormais l’artiste. A la suite de Balzac, les écrivains, les peintres représentent des personnages amenés dans la réalité de leur temps. Rien n’échappe à l’œil de l’artiste qui, en représentant tout le réel, expose les scènes de la vie quotidienne, les ridicules et les travers de la société bourgeoise.

En réaction contre le réalisme et le naturalisme, dès 1870, écrivains et artistes cherchent à retrouver le mystère et la rêverie, à découvrir des correspondances secrètes entre la nature et l’homme. Il s’agit de créer un art pur, exigeant, où le symbole permet le passage du monde matériel au monde des idées. Avec le symbolisme, le rêve, la suggestion, le fantastique l’emporte.

XXème siècle

Le XXe siècle est celui des crises historique, politique et artistique. On y a vu naître plusieurs mouvements littéraires. Dadaïsme : en 1916, un jeune poète roumain, Tristan Tzara, fonde un mouvement littéraire de type anarchiste qu’il baptise Dada. Ce mouvement qui vise à la destruction de toutes les valeurs et à la désagrégation du langage, a largement préparé le terrain au Surréalisme.

Surréalisme : en 1924, se constitue autour d’André Breton et de ses amis un mouvement poétique qui s’étendra très vite à tous les arts. Son ambition est de libérer l’artiste de toutes les contraintes imposées par le goût et la raison. La poésie sera désormais une plongée dans l’inconscient dont elle transcrira les messages les plus insolites et les plus imagés en l’absence de tout contrôle et de toute préoccupation esthétique ou morale. Pour atteindre ce but, les Surréalistes ont pratiqué en particulier l’écriture automatique qui consiste à écrire spontanément tout ce qui se présente à l’esprit sans aucune intervention de la volonté. Les cadavres deviennent exquis, les revolvers ont des cheveux blancs. On atteint alors un monde surréel.

Engagement : à partir des années 1930, l’écrivain ne conçoit pas de rester indifférent aux événements de son temps ; il se doit de prendre des positions politiques ou idéologiques. Sartre met à l’honneur le terme, estimant qu’aucune écriture ne peut être innocente : l’écrivain "sait que les mots, comme dit Brice Parain, sont des pistolets chargés". (Qu’est-ce que la littérature ?, 1947). Il ajoute que tout homme, qu’il le veuille ou non, se trouve engagé, car ne pas choisir est encore une manière de choisir.

Existentialisme : système philosophique qui trouve son origine chez le philosophe danois Kierkegaard (1813-1855) et le philosophe allemand Heidegger (1889-1976). En France, le terme prévaut dans les années 1945 et trouve une expression privilégiée dans les œuvres littéraires de Sartre et Camus. L’idée fondamentale de cette philosophie est que l’homme ne se définit que par la somme de ses actes et ne trouve son identité qu’à travers son existence. Aucune divinité ne donnera de sens à sa vie. Jeté dans un monde absurde, il découvre avec angoisse qu’il est responsable de ce qu’il fait ; il est "condamné à être libre" et à se choisir à tous les instants.

Absurde : sentiment que notre existence et la marche du monde n’ont pas de sens. Notion présente essentiellement dans la littérature des années 1940-1950.

Nouveau Roman : nouvelle forme de création romanesque qui prévaut dans les années 1950 et qui se caractérise par l’absence d’intrigue, le refus de tout support chronologique, la dissolution des personnages et la présence obsédante des objets. Le nouveau roman substitue à la notion de "style" la notion d’ "écriture", conçue comme la pure transcription du monde. Selon la formule de Ricardou, théoricien du nouveau roman, il est "l’aventure d’une écriture", plutôt que "l’écriture d’une aventure".

Structuralisme : à l’origine, terme de linguistique, puis méthode d’analyse attachée à l’étude des structures formelles d’un système et à la recherche de réseaux et de lois de fonctionnement qui le régissent. Claude Lévi-Strauss en est le représentant le plus connu.

sources internets principales :

- les site de deux collèges provençaux :
- le site Yahoo questions-réponses.

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culture et langue française documentd ’appui
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petite histoire politique document d’appui

le diaporama complet du cours est ci-dessous :

Texte extrait de http://danslamarge.com